3 questions à Michel Rolland : son livre, les polémiques et le millésime 2011

## Le 4 avril prochain sort le livre du plus célèbre Winemaker français Michel Rolland dans lequel il revient sur son parcours exceptionnel, sur sa vision du vin, ses amitiés, ses inimitiés aussi.

IntotheWine lui a passé un coup de fil pour lui poser quelques questions. Dans un taxi parisien entre deux rendez-vous il a accepté d’y répondre.

### – Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre et pourquoi maintenant ?

_« Cela fait quelque temps qu’on me demandait de le faire et puis 40 ans de métier c’est pas rien, ça en fait des histoires ! D’ailleurs ce n’est pas une biographie car je n’en suis pas là, mais plutôt une histoire, et même une histoire que personne n’a vécue et peut être une histoire que personne ne vivra jamais plus… Faire du vin dans 20 pays au moment où tout change dans le monde. »_
1.
### – Le titre du livre est « Le gourou du vin », comment voyez-vous votre influence sur le monde du vin ?

_« Sur le titre nous avons choisi celui là car le livre va être traduit en plusieurs langues notamment en anglais et en espagnol dans lesquelles le mot gourou n’a pas tout à fait la même connotation qu’en Français.
C’est aussi pour les gens étrangers au monde du vin, qui ne connaîtraient pas mon nom._

_Sur l’influence que j’ai eue, s’il y en a eu une, c’est sur l’élaboration mais pas sur les marchés comme peut l’avoir quelqu’un comme Robert Parker.
Nous faisons des vins qui sont jugés pas des critiques et celles-ci ont, ou pas, de l’influence sur le consommateur. »_

### – Vous revenez apparemment dans ce livre sur certaines polémiques (notamment sur le documentaire Mondovino de Jonathan Nossiter et la presse de manière plus général), vous sentiez un besoin de vous justifier ?

_« Je ne me justifie pas car je ne ressens pas le besoin de le faire. Vous savez quand vous avez du succès et de la notoriété la presse peut devenir plus vite négative envers vous et c’est normal mais pas toujours justifié. Je mets juste les choses au clair…
De tout ceux qui m’ont critiqué depuis 40 ans, il y en a très peu qui sont encore là. »_

### – Dernière question, les primeurs vont commencer à Bordeaux, que pensez-vous du millésime 2011 ?

_« Le problème c’est que 2011 arrive derrière deux stars que sont 2009 et 2010, donc le discours n’est pas facile. Mais il va falloir le défendre car c’est un bon millésime tout de même. Il faut le prendre pour ce qu’il est c’est-à-dire pas une star mais un bon millésime à bordeaux.
Comme je m’amuse à dire à certains 2011, il goûte pas cher.»_

Propriétaire, œnologue ou encore conseiller sur près de soixante-dix propriétés dans le monde, du bordelais à l’Argentine, Michel Rolland est une figure incontournable mais aussi très critiquée par certains qui lui reprochent de standardiser le goût du vin. Dans le documentaire Mondovino sortie en 2004, Jonathan Nossiter avait lancé un véritable pavé dans le marc, en dénonçant cette idée d’uniformisation des goûts à l’échelle mondiale, dictée selon lui par le critique américain Robert Parker et relayée, entre autres, par Michel Rolland.

La suite à suivre le 4 avril dans le livre Michel Rolland Le Gourou du vin.

 

mar 20, 2012

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2 Responses to 3 questions à Michel Rolland : son livre, les polémiques et le millésime 2011

  1. Snake

    Quel titre ! le gourou du vin n’est ce pas un peu prétentieux ? interview interressante surtout sur les primeurs 2011 qui \ »goûtent pas chers \ » en espérant qu’il soit entendu ..

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