Audrey Bourolleau à la tête des \ »Côtes de Bordeaux\ »

## Nommée directrice de l’Union des Côtes de Bordeaux, elle est une véritable passionnée de vin.

À tout juste 30 ans, Audrey Bourolleau ne manque pas de détermination. «J’aime bien les challenges, j’ai un parcours un peu rapide, s’excuse-t-elle presque, mais là, je ne voulais pas rater le train.» Et pour cause, elle vient d’être nommée directrice de l’Union des Côtes de Bordeaux.

Un retour à ses premières amours pour cette jeune femme qui débuta, à sa sortie de l’école supérieure de commerce en 2003 chez Baron Philippe de Rothschild France distribution. L’occasion pour elle d’avoir une pre­mière approche marketing en tant que chef de produit vins et spiritueux.

Trois ans après, elle rejoint France Boissons, filiale du groupe Heineken, pour une expérience davantage ciblée trade-marketing avec gestion des marques et mises en marché sur le secteur des cafés, hôtels et restaurants.

En 2008, cette passionnée de vins qui, étudiante présida le club d’œnologie de son école, puis réalisa son mémoire sur le marché des vins aux États-Unis, décide en fin stratège de changer de cap. Elle intègre alors le groupe Bic comme responsable trade-marketing sur la zone Moyen- Orient et Afrique en charge des distributeurs à l’international.

«Je voulais compléter mon expérience, je pense que l’export est un enjeu important, et il fallait que je m’ouvre dans ce domaine sur des produits de grande distribution.» Un choix judicieux qui lui vaut aujourd’hui d’avoir été choisie pour prendre les rênes de l’Union des Côtes de Bordeaux à un moment particulièrement stratégique pour l’association.
«L’union fait la force»

Attendue depuis deux ans, la nouvelle appellation d’origine contrôlée Côtes de Bordeaux a officiellement été publiée au cahier des charges du Journal officiel le 31 octobre dernier. Elle réunit sous une même bannière les appellations Premières Côtes de Blaye, Côtes de Castillon, Premières Côtes de Bordeaux et Bordeaux Côtes de Francs.

«Il y a de véritables enjeux à relever sur les Côtes de Bordeaux.

L’union fait la force, et désormais avec cette nouvelle appellation, nous bénéficierons d’une meilleure lisibilité de l’offre qui nous permettra une communication plus efficace, tout en conservant l’authenticité du côté terroir et tradition», argumente cette bonne vivante, golfeuse à ses heures. Actuellement 13 % des volumes de Côtes de Bordeaux sont exportés, contre 35 % pour les vins de Bordeaux globalement. «Nous avons donc un gros potentiel, notamment sur les États-Unis, le Canada et le marché asiatique actuellement en croissance à deux chiffres et qui va faire partie de mes priorités.»

 

déc 17, 2010

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