Avec Jacques Attali le vin a un goût de choc

Les entreprises ferment, le chômage augmente, le déficit s’accroit, la dette enfle, le porte-monnaie des français se dégonfle au rythme des prélèvements, les ministres mentent et se parjurent.

Accablé, le président cherche des idées et le mot « choc » devenu très à la mode, a eu l’heur de lui plaire. Il paraît même que le président cherchait à créer un « choc » dans l’opinion. Pari gagné !

Accrochés à notre radeau au milieu d’un déluge de sombres nouvelles, une colombe nous apporte dans son bec un rameau d’olivier annonciateur d’une terre plus ferme à proximité.

Dans un interview accordé au Figaro le 28 mars, Jacques Attali (c’est lui la colombe) trouve quelques belles phrases pour remonter notre moral de Noés consternés. Je cite : « Clé de notre identité nationale (le vin) signe de la culture occidentale, conforte son influence dans le monde. » (fin de citation).

Nous serons tous d’accord avec l’analyse de Jacques Attali que nous remercierons au passage de célébrer d’aussi élégante manière l’objet de nos soins jaloux, mais nous aimerions aller plus loin.

Puisque nos vins confortent l’influence occidentale dans le monde, la moindre des choses serait que tous les Etats se réclamant de la culture occidentale subventionnent en signe de reconnaissance notre production porteuse de bénéfices aussi considérables.

Voilà un beau sujet à développer à Bruxelles et une nouvelle idée pour le président qui semble en manquer en ce moment. Lui qui aime tant créer des chocs, il pourrait appeler ça le choc des cultures.

Qui pourrait s’en choquer ?

 
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