Bernard Magrez

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Château Pape Clément

 

Bernard Magrez : Le Château Pape Clément est l’un de mes joyaux. C’est un vin rare dont l’élégance et la puissance sont les fruits d’un long travail de passion et d’engagement. Reconnu dans le monde entier, il est aujourd’hui une référence incontournable parmi les Grands Crus tant pour le vin rouge que pour le vin blanc.

 

Château Pape Clément Grand Cru Classé des Graves

Le Château Pape Clément, situé à Pessac, aux portes de Bordeaux, doit son nom à son plus célèbre propriétaire : le pape Clément V.

Né à Villandraut en 1264, Bertrand de Goth est nommé le 28 Mars 1295 évêque de Comminges, dans les Pyrénées, jusqu’en 1299, date à laquelle il est nommé archevêque de Bordeaux par le pape.

C’est à cette occasion qu’il reçoit en cadeau une propriété plantée en vignes à Pessac, alors appelée vignoble de La Mothe (dénomination indiquant une élévation de terrain). Les comptes de l’archevêché nous fournissent de nombreux détails sur le souci permanent que manifesta Bertrand de Goth et sur sa forte implication pour avoir, tant dans le vignoble que dans son cuvier, l’équipement le plus rationnel qui soit.

Son travail sera poursuivi par l’Eglise qui fera du domaine du pape Clément une propriété modèle. Le 5 Juin 1305, les cardinaux réunis en conclave à Pérouse, choisirent Bertrand de Goth pour succéder au Pape Benoît XI, mort en 1304 après onze mois de règne. Le nouveau Pape décida de prendre le nom de Clément V et choisit Lyon comme lieu de son couronnement.

C’est en 1309, que Clément V fit son entrée à Avignon, ville qu’il avait choisie pour installer la cour pontificale, rompant ainsi avec Rome en proie à de sourdes luttes d’influence.

De 1305 à 1309, le Pape continua de gérer son vignoble avec tout le soin qui en faisait sa particularité. Le 12 Décembre 1309, sa charge pontificale ne lui permettant plus de mener à bien cette tâche, il décida de faire donation de son domaine à l’archevêque de Bordeaux, Arnaud de Canteloup. Confier sa vigne à l’Eglise de Bordeaux, c’était dans l’esprit de Clément V, le moyen de la léguer à l’éternité, et de permettre à la Vigne du Pape Clément de traverser les siècles à venir.

Durant la longue période pendant laquelle le château du Pape Clément fut administré par l’archevêché, le modernisme et le progrès technique en firent un domaine pilote, dont l’une des particularités fut toujours la précocité des vendanges. C’est ainsi que l’on peut affirmer que ce vignoble fut l’un des tout premiers en France où il fut décidé d’aligner les ceps en règes pour faciliter les labours du sol, ce qui constitua une révolution culturale puisque jusqu’alors les plants était disposés en foule dans les parcelles.

A la fin du XVIII ème siècle, l’archevêque de Bordeaux est dépossédé de ses biens, et la vigne que le pape lui avait légué cinq cents ans auparavant tombe dans le domaine public.

Les propriétaires se succèdent et doivent lutter tour à tour contre les différents fléaux qui s’attaquent aux vignobles français à la fin du 19ème siècle : l’oïdium, le mildiou, puis le phylloxera.

Citons Jean Baptiste Clerc, négociant à Bordeaux, qui acquit la propriété en 1858, et en fit un vignoble modèle. C’est lui qui confirma la renommée et la finesse des vins de Pape Clément, sanctionnées par la médaille d’Or de la Société d’Agriculture de la Gironde et la grande médaille du ministère de l’Agriculture, à l’exposition universelle de 1878, deux distinctions fort convoitées.

C’est aussi lui qui fit édifier le château qui sera remodelé par les héritiers du propriétaire suivant, Monsieur Cinto, lui aussi négociant à Bordeaux, pour donner celui que l’on peut voir aujourd’hui.

Le 8 Juin 1937, un violent orage de grêle détruisit la quasi-totalité du vignoble du Château Pape Clément et c’est en 1939 qu’il fut racheté par Paul Montagne qui s’attacha, dès la fin de la guerre, à remettre le vignoble en état et lui redonner le rang qu’il méritait.

C’est grâce à ces efforts que le vignoble du Château Pape Clément a pu retrouver sa position et résister à l’urbanisation et à la poussée de l’habitat sur une commune qui au début du siècle comptait deux mille habitants et cinquante viticulteurs.

Monsieur Bernard Magrez met tout en œuvre pour permettre au terroir exceptionnel de Château Pape Clément de continuer de traverser les temps et d’exprimer la finesse qui a fait la réputation de ses vins.

 

Château Fombrauge

 

Bernard Magrez : Le vin m’a tout donné. Il m’a appris la patience et la recherche de l’excellence. J’ai voulu que chacun de mes vignobles s’inscrivent dans le beau et le rare. Une échappée dans le rêve, une promesse de plaisir et d’émotion. J’ai voulu encore que mes vins demeurent les dépositaires de l’histoire. A leurs charmes et leurs mystères je resterai l’obligé.

 

Château Fombrauge, Grand Cru de Saint Emilion

Le nom de Fombrauge vient en fait de deux mots : fons brogiera.

Ce qui veut dire : source entourée de bruyères et buissons.

Ces sources qui ont fait le nom de Fombrauge existent toujours, c’est pourquoi on retrouve un lavoir classé au cœur de nos vignes.

L’histoire du château Fombrauge est liée à 3 familles, les Canolle, les Dumas, et les Taffard.

Les premiers écrits où apparaît le Château Fombrauge remontent à la fin de la guerre de cent ans, qui s’est achevée en 1453 à Castillon La Bataille, à quelques kilomètres de là.

 

Les Canolle

C’est un écuyer, Jacques de Canolle, qui se déclare seigneur de Fombrauge, qui acquit la propriété en 1466. Son petit-fils, Pierre de Canolle, lui succéda vers 1575. Il était un grand personnage anobli par ses fonctions de trésorier de France et fut reçu bourgeois de Bordeaux. La famille de Canolle détint le château Fombrauge pendant plusieurs décennies. Les historiens pensent que cette famille De Canolle, ou Knolles, est issue de Sir Robert Knolles, illustre capitaine anglais, adversaire de Du Guesclin, grand Sénéchal de Guyenne, mort en 1407.

Ce seigneur s’occupe donc de faire fructifier ses terres et c’est à ce moment-là que déjà apparaissent les premières vignes.

En 1691, Marie Anne de Canolle apporte en dot le domaine à son mari, Jacques Dumas.

 

Les Dumas

A la fin du XVIIème siècle, Fombrauge appartient donc à la famille Dumas de Fombrauge. Le conseiller Dumas est un membre actif de la « Pépinière », club Physiocrate Bordelais (disciples des thèses du docteur François Quesnay, fondées sur la connaissance et le respect des « lois naturelles » et donnant la prépondérance à l’agriculture), club créé dès 1760 et qui devient une véritable école d’application pour l’agriculture. Le domaine viticole de l’actuel Château Fombrauge bénéficie dès lors de tous les talents pour que soit assurée sa mise en valeur.

Dumas va participer avec eux à la création de la première viticulture de qualité à travers le domaine. Ils mettent en pratique en matière d’encépagement, de travail de la vigne, de sélections de parcelles et de vinification, les techniques les plus modernes et souvent de manière expérimentale. Leur réussite sera exceptionnelle.

En 1794, le descendant de Jacques Dumas est guillotiné et le domaine devient bien national jusqu’en 1808 ou les 4 enfants du défunt le récupèrent.

C’est cet empirisme viticole qui devait donner naissance, sur des terroirs privilégiés, au concept de Grands Vins à Saint-Emilion. L’esprit de comparaison et la prise en compte de l’aptitude au vieillissement des vins issus des différentes parcelles sont tout à fait remarquables

 

Les Taffard

Au cours du XIXème siècle, Fombrauge passe aux mains de Ferdinand de Taffard. Avec lui, le cru obtient la médaille d’or à l’exposition universelle de Paris en 1867.

En 1987, le château est vendu à une grande maison de négoce danoise. Pendant 12 ans, les vins sont vendus exclusivement sur le marché scandinave, et tombe malheureusement dans l’oubli sur le marché français.

 

Bernard Magrez

L’acquisition de Fombrauge par Monsieur Bernard Magrez en mars 1999 fait découvrir à ce Grand Cru de Saint-Emilion un nouvel horizon tant sur le plan de la qualité du produit en y apportant la rigueur de son savoir-faire, que sur le plan de la communication en ré-ouvrant les portes du château Fombrauge à la Place de Bordeaux

 

Château La Tour Carnet

 

Bernard Magrez : Le vin m’a tout donné. Il m’a appris la patience et la recherche de l’excellence. J’ai voulu que chacun de mes vignobles s’inscrivent dans le beau et le rare. Une échappée dans le rêve, une promesse de plaisir et d’émotion. J’ai voulu encore que mes vins demeurent les dépositaires de l’histoire. A leurs charmes et leurs mystères je resterai l’obligé.

 

Château La Tour Carnet Grand Cru Classé 1855

Sur la route de Saint-Julien et Beychevelle, à un jet d’arbalète de son église, l’imposante tour quadrangulaire du château La Tour Carnet s’élève dans l’axe d’une grille monumentale. Si les épais murs d’enceinte pouvaient parler, ils nous conteraient tout le passé chargé d’histoires de cet authentique château féodal. Ils réveilleraient au XIIe siècle le galop des chevaliers sur le pont levis, au XVIIe siècle retentirait le « tambour avec des baguettes, dont on faisait usage dans le temps de la maturité de la vendange pour en éloigner les loups et les sangliers », tandis que défileraient au XIXe siècle les heures de gloire du « classement de 1855 » puis les heures sombres du Phylloxéra, avant le beau regain viticole du XXe siècle.

 

Des racines médiévales

Ses origines se perdent dans la nuit des temps. D’abord appelé Château de Saint-Laurent, cette ancienne forteresse médiévale perchée sur les plus beaux coteaux du Médoc fut utilisée par les Anglais contre la chevalerie française, et habitée dès le XIIe siècle. L’architecture du château (la fameuse tour ronde est construite au XIème siècle), de type défensif, évoque la période troublée de la guerre de Cent ans. Néanmoins le commerce des vins médocains était alors florissant et les vins du château Saint-Laurent particulièrement appréciés : en 1407, un « hogsead » de vin de ce dernier, soit environ 240 litres, se vendait 36 écus, contre quelque 6 écus pour un vin de Graves. À cette époque, « tout vin de châtelain étant tenu pour vin de qualité, il fallut placer un château au centre du domaine viticole ». Carnet avait le sien depuis deux siècles.

Au XIIIe siècle, la Maison de Foix, inféodée au roi d’Angleterre, possédait la seigneurie de Saint-Laurent. Et quand Bordeaux, en 1451, capitule devant le roi de France, le Comte Jean de Foix et son fidèle écuyer Carnet, refusent de se soumettre. Leur fidélité au roi d’Angleterre leur vaudra de multiples avatars, ponctués d’épisodes guerriers.

En 1486, Carnet devenu exécuteur testamentaire de son maître Jean de Foix, mort un an auparavant, refuse toujours de se rallier au roi de France. Combattant aux côtés des Anglais qui vendangeaient alors en Aquitaine, il soutint un long siège dans son château. Il est vaincu par le « Beau Dunois », compagnon de Jeanne d’Arc. Le château est partiellement détruit sur ordre du roi de France. Mais le nom du vaillant écuyer est resté.

Au fil des siècles, le domaine connaît une succession de propriétaires, parmi lesquels au XVIème siècle, le beau-frère de Montaigne, Thibault de Carmaing.

 

Au cœur de la révolution du vignoble médocain

De 1500 à la Révolution, la Tour Carnet va évoluer dans une époque de profonde mutation du vignoble. Sous l’impulsion de l’importance croissante des membres du Parlement institué par Louis XI, il se crée une aristocratie de robe davantage intéressée par les terres que par le négoce. Cette activité passe progressivement entre les mains de courtiers venus du Nord de l’Europe, notamment des Pays-Bas. Ils édifient leurs chais et entrepôts dans le quartier marécageux de la rive gauche de la Gironde, dans un faubourg dit des « Chartrons », du nom d’un ancien couvent des Chartreux.

A cette même époque, de savants maîtres de chais arrivent dans certains domaines, non seulement à conserver les vins mais également à les bonifier en les laissant vieillir. « S’il n’est pas encore question de « crus », les acheteurs commencent à « taster » avant de conclure. À La Tour Carnet, la propriété est toujours bien soignée. Dès 1725, privilégiant la qualité (fumure légère et taille courte) plutôt que la quantité, on y produit déjà un vin d’un « mérite nouveau ».

La révolution de 1789 épargnera le domaine qui est alors entre les mains d’un gentilhomme suédois, négociant des Chartrons, Charles de Luetkens. Une chance pour la propriété. Entre les mains d’une personnalité de nationalité étrangère, elle peut ainsi échapper aux lois révolutionnaires. D’autre part, entre les mains des Luetkens, La Tour Carnet acquiert durablement ses lettres de noblesse viticole.

Ses descendants, devenus français, auront à cœur de mettre en valeur l’immense potentiel de La Tour Carnet.
Le classement de 1855
C’est sous la houlette d’Angélique Raymond, épouse de Jean-Jacques Luetkens, que le château La Tour Carnet, pour la qualité de son vin, se verra récompensé en 1855, en figurant sur la liste des « Grands Crus Classés », à l’occasion de l’exposition universelle de Paris.

Si ce titre offre une garantie de qualité mais aussi une formidable publicité, il contraint désormais les propriétaires à une obligation de résultats pour garder le rang. A cette époque, le vignoble de La Tour Carnet couvre 52 hectares.

En 1861, le fils d’Angélique, Charles-Oscar de Luetkens entre en possession du château. Personnalité de la vie politique locale (il fut maire de Saint-Laurent-de-Médoc sous le Second Empire et sous le gouvernement provisoire de la IIIe République naissante), il se révèle aussi un homme très influent dans le vignoble, reconnu par ses pairs comme un « viticulteur distingué ».

Progressivement détruit par le phylloxera, le vignoble connaît comme la plupart des autres grands crus classés une période d’éclipse. La valeur des propriétés s’amoindrit. Elles entrent dans les mains de sociétés d’investissement plus soucieuses de placements financiers que de qualité viticole.

 

Le renouveau des années 1960

Il faut attendre 1962, avant de revoir peu à peu la propriété quasiment à l’abandon renaître de ses cendres. Un nouveau propriétaire, Louis Lipschitz, armateur à Bordeaux (propriétaire d’une société de remorquage), entreprend de rénover, de reconstruire, de redorer ce grand cru classé.

D’une part il s’attaque à la replantation des parcelles abandonnées, d’autre part à la restauration du château et la rénovation des bâtiments d’exploitation.

Il précède ainsi de dix ans le mouvement général de rénovation des vignobles. Dès 1978, sa fille Marie-Claire Pelegrin poursuivit son oeuvre avec la même assiduité.

« Mon père, dit-elle joliment, m’avait laissé un diamant qu’il n’avait pas fini de tailler » : le vignoble est reconstitué avec une superficie portée à 45 hectares, les bâtiments réhabilités, agrandis et modernisés. Son mari, Guy François, inventif, imagine une table de tri rotative et un enjambeur à chenilles dont les prototypes sont conservés au château. La propriété retrouve ainsi les fastes des années de son classement de 1855.

 

Une qualité à nouveau consacrée

Dans ce sillage qualitatif, Bernard Magrez a d’ores et déjà entrepris un programme de restauration et de rénovation. Il s’agit de hisser La Tour Carnet, d’une superficie totale de 126 hectares, non seulement au niveau d’excellence reconnu aux grandes heures de ses huit siècles d’existence, mais aussi d’exalter l’un des terroirs les plus originaux du Médoc par toute les connaissances et techniques d’aujourd’hui. Afin de continuer, pour selon les termes de sa précédente propriétaire des lieux, Marie-Claire Pèlegrin, de tailler ce diamant…

 

Château Les Grands Chênes

 

Bernard Magrez : Le vin m’a tout donné. Il m’a appris la patience et la recherche de l’excellence. J’ai voulu que chacun de mes vignobles s’inscrivent dans le beau et le rare. Une échappée dans le rêve, une promesse de plaisir et d’émotion. J’ai voulu encore que mes vins demeurent les dépositaires de l’histoire. A leurs charmes et leurs mystères je resterai l’obligé.

 

Château les Grands Chênes, Cru Bourgeois Supérieur du Médoc

Le Château Les Grands Chênes étend son vignoble sur la commune de Saint Christoly en Médoc, l’un des plus anciens points de passage du Médoc.

Le nom des Grands Chênes vient de la surprenante qualité de ces graves sur lesquelles poussaient autrefois des Chênes majestueux et centenaires. La forteresse édifiée au temps des romains, et renforcée au IX ème siècle, devint au fil du temps le point d’ancrage et de rencontre des seigneurs et des marchands de la région. Son port de commerce devint alors une des principales voies d’accès vers le monde. Implantée par les romains, développée par les moines, la vigne s’est développée à l’abri des fortifications, et grâce à cette porte vers le commerce mondial.

Les Grands Chênes a suivi cette évolution au fil du temps, pour devenir ainsi ce cru Bourgeois, riche de simplicité et de son héritage Médocain, à l’image de l’histoire de Saint Christoly.

 

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