Brad Pitt dans la peau du faussaire de vin Hardy Rodenstock

Malgré peu d’informations dévoilées à ce sujet, l’annonce est officielle : Brad Pitt tiendra le rôle principal du prochain film produit par Will Smith.

Après la sortie du livre  »The billionaire’s Vinegar » en 2008, de Benjamin Wallace, l’histoire de Hardy Rodenstock est adaptée au cinéma.
Brad Pitt interprète le personnage de cet agent de rock star, reconverti en marchand de vin qui fut au coeur de ce qui est considéré comme la plus grosse arnaque de l’Histoire dans le monde du vin. Cet allemand, aujourd’hui âgé de 71 ans, aurait, dans les années 80, vendu à des prix exorbitants une grande quantité de bouteilles de vin qu’il prétendait appartenir à la propriété de Thomas Jefferson, président des Etats Unis au XIX siècle.

Le nom de Brad Pitt est pour l’instant le seul à apparaitre, le reste du casting n’ayant pas encore été dévoilé. Le film devrait sortir en fin d’année.

### Arnaques, vin and Rock’n roll

Dans les années 80, Michael Broadbent et Hardy Rodenstock se rencontrent et vont alors former un duo dont les mystères restent encore inavoués.

A cette époque, Broadbent est un oenologue britannique de renom, responsable du Diplôme de Maître des Vins avec, à son actif, 100 000 notes de dégustations sur des bouteilles rares et anciennes.
Rodenstock est alors agent de rock-star mais se reconvertit rapidement en marchand de vin. Il se fait une place auprès des plus grands grâce à la vente de bouteilles appartenant à Thomas Jefferson. Les bouteilles sont rares et dâtent pour certaines du XVIIIé siècle, Hardy Rodenstock amasse alors une petite fortune.
 »La première, supposée être un Château Lafite 1787 fut mise aux enchères chez Christie’s, à Londres, en décembre 1985 et fut vendue 156 450 dollars, ce qui reste le record d’enchères pour une simple bouteille. » (Source : Slate.fr)
D’autres tromperies ont été orchestrées sur des bouteilles de Château Margaux et Château Yquem.

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### Une obsession du vin qui conduit à la faute

10 ans plus tard, l’un des acquéreur, William Koch, riche industriel américain, découvrit que Thomas Jefferson, qui notait tous ses achats de vin, n’avait jamais fait référence à aucune des bouteilles de Hardy Rodenstock.

Une enquête fut immédiatement ouverte et révéla que les initiales Th.J présentes sur toutes les bouteilles étaient en fait gravées à la machine. De plus, il s’avère que Rodenstock utilisait depuis toutes ces années un pseudonyme, son véritable nom étant Meinhard Goerke.

Koch le poursuivit en justice pour fraude mais le procès se termina sur un vice de forme.

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Pendant plus de 20 ans, ce trafiquant de vin se rendit à des centaines de dégustations lors desquelles il réussit à duper les plus grands oenologues du monde du vin, tout en faisant attention de taire l’origine de ses bouteilles et dissimuler leurs bouchons.

Son collaborateur, Michael Broadbent, déclare aujourd’hui n’avoir été conscient de cette fraude depuis sa rencontre avec Hardy Rodenstock. Il avoue avoir surement eu un mauvais jugement le concernant mais ne doutait pas de l’authenticité des bouteilles. Celui-ci est pourtant considéré comme complice dans le livre de Benjamin Wallace,  »The billionaire’s Vinegar » publié en 2008 et son image est désormais ternie. Broadbent, se considérant comme victime dans cette affaire, porte plainte.

Il y a un an, William Koch a lancé de nouvelles poursuites contre Rodenstock, le procès est toujours en cours.

 

juin 18, 2012

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