Californie : le propriétaire d’une winery attaque son œnologue-conseil.

Beaucoup de nouveautés prennent naissance dans le Nouveau-Monde. Nous commençons à nous y habituer et, probablement, à ne plus tellement nous en offusquer.

Je relève dans un article du Wine Spectator° une information qui fera tout de même lever les sourcils à plus d’un de nos collègues.

En Californie, le propriétaire d’une winery (français*, mais sûrement déjà pétri de bon argile américain) assigne en dommages et intérêts son œnologue-conseil (répondant au nom prédestiné de Malbec**, ça ne s’invente pas) au motif que les résultats de son exploitation ne correspondraient pas à son attente.

Il sera, bien sûr, intéressant de connaître le résultat d’une telle procédure susceptible d’ouvrir la voie à d’innombrables recours qui ne manqueront pas de traverser rapidement l’Atlantique en ce siècle avide de trouver un responsable (si possible fortuné) à toutes les désillusions.

Tant qu’il en est encore temps (c’est à dire tant que le montant des primes ne s’est pas encore envolé) j’aviserais nos camarades œnologues-conseils de souscrire sans délai une excellente police d’assurance contre ce risque inattendu mais maintenant universel : la déception.

Il faut relire Balzac. On y verra que les illusions perdues rendent les individus dangereux.

•Edition du 23/06/14
** Jean-Noël Fourmeaux
*** Denis Malbec

 

août 11, 2014

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