\ »Contributions Volontaires Obligatoires\ »

## Une rumeur s’installe et parvient à mes oreilles affaiblies par l’âge : une rébellion voit le jour dans nos vignobles auprès de laquelle celles qui fleurissent au Moyen Orient, font figure de simples chahuts d’écoliers.

Beaucoup de nos collègues étranglés par la crise, la spéculation, les charges et cette inflation dont on refuse de parler, déclareraient ne plus vouloir verser leur CVO, c’est-à-dire à les entendre, financer par leurs oboles les salaires, voyages et soupers fins (cigares inclus) des présidents, directeurs et autres délégués de nos instances régionales et nationales.

En haut lieu, concomitamment, on ne cesse de se réclamer de nos grands classiques pour demander que notre belle langue soit imposée dans les échanges internationaux au motif qu’elle seule saurait garantir la précision des traités.

Or que signifieraient les trois lettres « C. » « V » « O » ? On m’affirme qu’il s’agit du sigle de « Contribution Volontaire Obligatoire ».

Naturellement je repousse l’idée même de pareil oxymoron. Seul un cerveau particulièrement atteint pourrait accoucher de semblable stupidité et bien entendu même si notre pays traverse des jours difficiles, je veux continuer à croire que nos concitoyens ne sont pas tombés aussi bas dans la dégradation de leurs facultés mentales.

Non, mes amis, croyez-en un vieux routier de la profession, la seule traduction possible de ces énigmatiques initiales saute aux yeux avertis. : CVO = CERTIFIE VÉRITABLEMENT ORIGINAL.

Arrêtez vos revendications, payez vos cotisations. Au jour où je vous parle, pareille reconnaissance pour votre produit, ça, voyez-vous, ça n’a pas de prix.

 
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