Des vins aux quatre-coins du monde : après Tahiti la Pologne

## Les Polonais boivent plus de vodka que de vins, ce n’est pas un mythe ! Ce pays ne possède pas de grandes traditions viticoles, pourtant, depuis quelques années les polonais s’intéressent au vin.

Les Polonais voyagent de plus en plus, alors entre ceux qui font les vendanges (en France, Allemagne, Italie…) et qui ont envie de produire leur propre vin et les initiés par leurs voisins hongrois et slovènes, les vignerons Polonais n’ont pas dit leur dernier mot !

L’Europe est favorable au développement de la viticulture polonaise, et elle encourage les vignerons polonais. En juillet 2008 le parlement polonais a adopté une loi pour donner une existence officielle à de petites exploitations viticoles produisant du vin et pouvant le commercialiser. Cette loi est le fruit d’une longue bataille de quelques passionnés qui ont enfin réussi. Désormais le vin polonais existe réellement.

Aujourd’hui, le vignoble Polonais s’étend sur environ 400 hectares pour 200 vignerons. C’est encore assez difficile de faire des statistiques car la limite entre le jardin et les vignes est rarement très claire… La plupart ne possède que quelques ares.

L’un des plus grands domaines est celui de 17 ha de Lech Jaworek au sud-ouest du pays. Dans cette région, le climat et le terroir sont favorables à l’élaboration de vins blancs issus du Riesling, Gewurztraminer, Sylvaner et Chardonnay, on est tout à côté de la Saxe en Allemagne.

L’un des pionniers de la viticulture est Roman Mysliwiec , il a créé son domaine en 1982, au pied des Carpates. On le surnomme le « Dionysos polonais » dans sa ville de Jaslo.
Il fait des essais pour étudier les cépages qui correspondent le mieux au terroir de ses 2 hectares. Il aide aussi les jeunes vignerons qui se lancent dans la viticulture. D’ailleurs Bartlomiej, son fils, a pris la direction du domaine depuis 3 ans.

![](media:225)

Dans la même région, Barbara et Mariusz Czajka ont créé le domaine Vanellus à l’ouest de Jaslo. Barbara s’occupait auparavant de marketing et de commerce. Quant à son mari, il est toujours entrepreneur. **“J’ai fait mes études en France et j’y ai bu du bon vin”**, explique Barbara, qui est traductrice de formation.

“Notre premier rouge était acide comme du vinaigre. Mais nous avons fait de gros progrès. Nous avons appris la vinification dans les livres. Nous faisons tout à la main. Nous en sommes encore à faire notre apprentissage, mais nous voulons maintenant en faire notre métier.”

On estime que la production doublera d’ici quelques années, malgré une viticulture encore assez amateur. Ils comptent aussi beaucoup sur le tourisme gastronomique et viticole très à la mode en Pologne.

 

déc 21, 2010

admin

Dossiers

0

Post by admin

Comments are closed.