Des viticulteurs en herbe qui font du vin au fond de leur jardin

## Qui n’a jamais rêvé de produire son vin directement au fond de son jardin ?

Découverte sur le site [le Point](http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/vigneron-du-dimanche-un-engouement-illegal-10-10-2011-1382759_240.php  »site ») de l’un des deux cents vignerons d’Ile-de-France qui produit son vin avec seulement quelques mètres carrés de vignes.

Ils sont environ 200 aujourd’hui à cultiver la vigne au fond de leur jardin et à obtenir leur propre vin. Une fois les vendanges réalisées, ils produisent leur doux nectar dans le garage ou la cave. Ce phénomène, considéré comme pratique illégale prend de l’ampleur face à la loi.

Depuis 2008, un règlement a été mis en place interdisant cette pratique pourtant considérée comme fleuron du patrimoine national. Cette mesure, interdit les plantations nouvelles à moins qu’elles soient utilisées pour réguler le marché du vin. On peut considérer que ce ne sont pas quelques centaines d’hectares de vignes qui vont déstabiliser le marché, et il est vrai que ce phénomène a un côté original et sympa qui rapproche les gens à la vigne.

Ces vignerons-oenologues en herbe déclarent tous prendre beaucoup de plaisir à déguster leur propre bouteille de vin après avoir passé des mois à cultiver les quelques mètres carrés de vignes plantés dans leur jardin.

Cette pratique de viticulture  »illégale » connaît un réel engouement car le nombre de  »viticulteurs » a doublé en dix ans bien qu’ils craignent constamment la venue des douaniers. Mais qu’ils se rassurent, la levée de l’interdiction est prévue d’ici 2015.

Mathieu Gauquelin, cartographe à l’institut géographique national et amateur de vin a décidé, il y a moins d’une dizaine d’années, de planter et cultiver ses vignes dans son jardin. Fier de son travail et de sa production, il vinifie son vin blanc mousseux dans une petite cuve en inox dans le garage.

Désormais propriétaire d’environ 300 m² de vignes acquises en 30 ans, il est heureux de pouvoir s’occuper de la taille, du désherbage et des vendanges. Tous participent, y compris les enfants de la famille qui écrasent les raisins à l’ancienne: pieds nus dans une vieille barrique.

Le plaisir de ce vigneron atteint son apogée lorsqu’il fait sauter le bouchon et qu’il découvre le goût de son vin.

Toute la famille a été conquise par le millésime 2010 et attend maintenant avec impatience le 2011.

Nous avions déjà parlé de ce genre de phénomène qui fait fureur de l’autre côté de la Manche, [Le vin urbain londonien célèbre son 4ème millésime](http://www.intothewine.fr/magazine/les-news/le-vin-urbain-londonien-celebre-son-4eme-millesime  »site intothewine »).

 

oct 13, 2011

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