« Déterminer les capacités olfactives des professionnels du vin et tester leurs outils d’évaluation »

En France il est de bon ton de critiquer l’université trop éloignée, selon ses détracteurs, de la réalité professionnelle. On n’en finit pas non plus de stigmatiser nos chercheurs qui, au dire de certains, travailleraient mollement aux frais du contribuable, pour au final ne rien trouver du tout et je passe sous silence les violentes attaques contre nos instances professionnelles qui ne consacreraient pas des sommes suffisantes à financer la Recherche (avec un très grand « R » majuscule.).

Je dois vous rassurer immédiatement : ces diatribes sont non seulement totalement infondées mais encore le fruit d’esprits stérilement chagrins.

Pour preuve je livre à votre réflexion la thèse de Sophie Tempère financée par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, co-dirigée par Gilles Sicard (Centre Européen des Sciences du Goût de Dijon) J .C. Bougeard (Université de Lyon 2) et Gilles de Revel de la Faculté d’œnologie de Bordeaux.

Le sujet de cette thèse attire tout de suite les regards : « Déterminer les capacités olfactives des professionnels du vin et tester leurs outils d’évaluation et d’entraînement ».

Il me faut aussi vous livrer les conclusions de cette  »Recherche » que vous brûlez déjà de connaître. Je cite : « La sensibilité des dégustateurs VARIE selon les individus et selon l’odorat… » Je vois que vous êtes déjà stupéfaits mais vous n’avez encore rien lu : » La capacité à identifier et nommer une odeur dépend de la formation du dégustateur : LES EXPERTS ETANT PLUS PERFORMANTS QUE LES NOVICES… » Fin de citation.

Quand je vous disais que, quand on est bien financé, on cherche et on trouve…

En toute humilité je suggérerais maintenant à nos jeunes et talentueux chercheurs un nouveau sujet de thèse : « De la Vérité dans les propos de Monsieur de La Palice ».

 
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