Du vin pour vivre plus longtemps et mieux mourir.

## Avec le french paradox les scientifiques américains, tels les bonnes fées des contes et légendes, ont déposé dans le berceau de nos enfants (et peut-être aussi dans nos verres d’adultes) toutes les raisons d’espérer devenir vieux.

Bien qu’on ne me l’ait pas encore demandé, j’aimerais contribuer à fournir de bonnes solutions à nos grands argentiers, particulièrement désespérés en ce moment par le vide sidéral des caisses de notre système de santé.

La première, considérant que la consommation de vin contribue à l’allongement de l’existence, consisterait à rembourser au patient toute bouteille du nectar divin prescrite sur ordonnance par un représentant du corps médical. Si vous me permettez une comparaison un peu audacieuse, cette mesure s’impose aussi radicalement à nos yeux enchantés qu’en son temps l’œuf de Christophe Colomb à se collègues navigateurs. Non seulement la moyenne de prix d’une bouteille de vin est inférieure à celle des remèdes élaborés par les laboratoires mais encore le Trésor encaisserait le produit des droits et taxes dont sont, hélas, lourdement frappés les produits de nos terroirs.

La seconde m’est inspirée par les savants travaux d’une sympathique enseignante-chercheuse de l’Université de Lille II (*), peu susceptible de partialité chauvine dans la mesure où Lille doit plus sa renommée à la bière et aux frites qu’au jus de la treille. Elle se rapporte au traitement par le vin des personnes en fin de vie. L’étude constate une telle amélioration physique et morale des sujets concernés qu’elle amène ceux-ci à renoncer à toute idée de quitter cette existence.

Renflouer les caisses de la Sécurité Sociale en apportant la douceur d’un dernier réconfort à nos aînés, semble une démarche caritative aussi importante que positive. Les laboratoires feront la gueule, certes, mais les maisons de retraite feront la fête !

Politiquement, le gouvernement qui prendrait ces dispositions, sortirait gagnant de tous les enjeux électoraux. Oubliés, la crise, le chômage, la rigueur ! La trogne hilare de soixante cinq millions de français soignés au breuvage des dieux serait autrement réjouissante que la tête d’enterrement de Benoit Hamon dont le dernier hachis-parmentier a visiblement bien du mal à passer.

* Plusieurs articles ont relayé cette étude comme sur [le site de la Dépêche](http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/19/1564299-on-peut-boire-du-vin-meme-en-fin-de-vie.html  »on peut boire du vin meme en fin de vie »).

 
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