François Rebsamen contre le cumul des bouteilles de vin dans sa mairie.

## Le sénateur maire socialiste a décidé de vendre aux enchères dimanche dernier la moitié des bouteilles de la cave à vin de Dijon, sa commune, pour apporter son aide à l’action sociale de la ville.

Pour le cumul des mandats mais pas celui des bouteilles de sa mairie, François Rebsamen se sépare de quelques vins arrivés à maturité qu’il aurait été impossible de déguster dans l’année. «Nous avons cette année un bon budget global, mais celui du service d’action sociale de la ville est en constante augmentation, il y a de plus en plus de concitoyens qui font appel à l’aide sociale», a-t-il dit à l’AFP pour justifier cette vente.

Depuis 1960, la ville s’est constituée une immense cave à vin. Ces grands crus étaient destinés à être servis à l’occasion de dîners prestigieux réunissant les principaux acteurs de la ville de Dijon.

Ce sont donc 70% des vins rouges et 30% des vins blancs de la cave de la ville qui ont défilé aux enchères le 27 janvier.
Tous des Bourgognes, ces quelques 3500 bouteilles ont été accueillies par plusieurs centaines d’acheteurs qui n’ont pas hésité à faire monter les enchères : même si la salle était pleine à craquer, la plupart des transactions ont été effectuées par téléphone et certains ont même pu s’offrir une douzaine de bouteilles de vin blanc pour 260 euros, entre autres. Lorsque la vente a décollé, les prix se sont même élevés à 800, 1400 voire 1800 euros !
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La pièce maîtresse de cette vente, une bouteille de Vosne-Romanée Cros-Parantoux de 1999 estimée à 4800 euros, a été léguée en dernier à un connaisseur asiatique pour sa « consommation personnelle », élevant ainsi le gain total de la vente à plus de 150 000 euros.

Au-delà de vendre ses vins pour une action sociale, Dijon a également connu dimanche dernier un véritable succès populaire.

La vente aux enchères des vins de la cave de Dijon n’est pas passée inaperçue et vient tout juste de dépasser les frontières Françaises : Nos voisins Anglais consacrent un article dans le « Financial Times », à François Rebsamen et sa commune.
Le titre « L’austérité à la Française : une ville vend ses précieux vins. » donne le ton. Il est appuyé par un sous-titre assez ironique : « les temps doivent être vraiment devenus dur en France… »

 

jan 29, 2013

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