Il n’y a aucun mal à qualifier un vin de \ »merde\ »

##  »Des centaines de milliers de Hongrois boivent (cette) merde avec fierté »…

Voilà ce que Péter Uj n’aurait pas du écrire dans un quotidien national selon le tribunal de Budapest. La Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg a pourtant donné raison à ce journaliste hongrois qui avait été précédemment condamné.

Son crime? Avoir osé commenter un vin produit par une entreprise d’Etat comme « aigre, éventé, oxydé » et avoir résumé sa pensé en qualifiant ce vin de « merde ».

Ni une ni deux, l’entreprise avait immédiatement saisi le tribunal de Budapest. Le journaliste avait écopé d’une réprimande pour avoir écrit cela.

En revanche, selon la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg, la condamnation n’est pas justifié. Elle reconnaît que le journaliste a exprimé son opinion de manière « quelque peu excessive ou provocante » . Cependant, selon elle, l’article paru en 2008 visait plus à « attirer l’attention sur les inconvénients des entreprises d’Etat » qu’à dénigrer le vin lui-même.

Le tribunal de Budapest, en le condamnant, aurait bafoué sa liberté d’expression.

Le journaliste n’a pas donné le nom du vin en question, mais il s’agirait du Tokay, un vin hongrois pourtant réputé. Le journaliste s’est aussi indigné que le peuple hongrois soit obligé de payer deux fois plus cher pour ce vin en raison du statut public de l’entreprise.

 

juil 20, 2011

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