Investissement : \ »si on est malin, on ne remplit pas son verre, on remplit le tiroir-caisse\ »

## Je lisais la semaine dernière la correspondance d’un jeune étranger avec sa famille restée au pays alors qu’envoyé en France au début du XIX° siècle il s’initiait aux subtilités du commerce international, florissant à cette époque dans tous nos ports.

Très vite ce très jeune homme s’enthousiasmait de la qualité de nos grands vins mais il essayait de convaincre sa famille de la sécurité qu’offrait le vin pour les capitaux des investisseurs en quête de confortables plus-values. : -«  il n’existe pas de placement plus sûr » – écrivait-il – « même si les affaires sont moroses et l’économie en berne, s’il a su s’armer de patience et attendre, l’investisseur récoltera un bénéfice accru dès que les jours redeviendront meilleurs, le vin s’étant bonifié avec le temps ! »-.

Si le même jeune homme revenait aujourd’hui sur terre, il constaterait sur les tarifs que ce qui l’avait frappé autour de 1800 reste toujours d’actualité pour les grands crus sauf qu’il n’aurait aucune chance de s’extasier sur leur qualités pour la bonne raison que ces crus-là personne ne les boit plus, on se les passe comme le corbillon de nos jeux d’enfants.

Une seule chose ne change pas : si on est malin, on ne remplit pas son verre, on remplit le tiroir-caisse.

 
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