L’oenotouriste mis à nu par Great Wine Capitals Global Network

## Après deux ans de travail, l’étude mise en place par Great Wine Capitals Global Network a révélé ses résultats lors d’une conférence à Vinexpo.

Napa, Bilbao-Rioja, Porto, Florence, Cape-Town, Mendoza, Bordeaux et Mayence. Ce sont en tout 454 propriétés réparties dans ces différentes villes et régions qui ont répondu à une enquête déterminée à faire un point post-crise économique sur l’oenotourisme.

D’après cette étude, l’oenotouriste type est donc un homme entre 36 et 55 ans qui décide de quitter sa grande ville pendant l’été (70,4% des visites durant cette saison) le temps d’aller découvrir les vignobles de son propre pays.

Les femmes ne représenteraient seulement que 25% des oenotouristes. Quand on voit que le monde du vin est de plus en peuplé de femmes, cela peut surprendre.

L’oenotourisme a réellement commencé dans les années 90 et devient aujourd’hui une activité de plus en plus développée par les domaines. La plupart d’entre eux (68,9%) ont choisi l’oenotourisme pour développer leur image de marque.

L’autre grande raison est bien sûr la recherche de revenus même si pour l’instant, l’oenotourisme rapporte en moyenne 19,45% des revenus d’une propriété contre 77,9% pour les ventes.

En ce qui concerne Bordeaux, qui est tout de même la star de la semaine, c’est la ville où l’oenotourisme a généré le plus de chiffre d’affaire pour les propriétés ayant participé à l’enquête, presque 100 000 euros de moyenne en 2010 pour les châteaux bordelais.

La grande différence de Bordeaux avec les autres villes est son panier moyen de l’oenotouriste : 75 euros contrairement à Florence (201 euros), Napa (188 euros) ou encore Porto (108 euros). Pour Thierry Charpentier de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Bordeaux, cela révèle un réel besoin d’arrêter d’augmenter le prix des vins bordelais voire même de les diminuer.

Pour ce qui est de développement oenotouristique, Thierry Charpentier souhaite rassurer les producteurs bordelais qui ont souvent l’impression d’être à la traîne par rapport aux autres régions viticoles internationales. Ce n’est pas le cas.

![](media:2877)

 

juin 21, 2011

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2 Responses to L’oenotouriste mis à nu par Great Wine Capitals Global Network

  1. Edouard.L

    Bordeaux n’est peut être pas à la traîne mais surement pas en avance en matière d’Oenologie. Il y a quand même de très belles initiatives (cf les itinéraires de Charlotte, les installations du Cht Soutard, ou encore Malleret…)

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  2. Catherine, GWC

    En effet, on trouve de très belles initiatives en oenotourisme dans la région. Les meilleures sont récompensées par un prix annuel, le Best Of Wine Tourism (infos sur le blog Best Of Bordeaux :
    https://bestofwinetourism.wordpress.com)
    Par ailleurs, je ne pense pas que l’interprétation dans cet article à propos des prix des vins dont Thierry C. aurait suggéré qu’ils soient revus à la baisse soit correcte. Il ne faisait que commenter des chiffres relatifs aux services oenotouristiques des propriétés. Pas de leurs prix de ventes de vins. Et je ne pense pas d’ailleurs qu’il suggérait de les revoir à la baisse…
    Enfin, un petit compte rendu de la conférence sera disponible sur le site de Great Wine Capitals dans quelques jours : http://www.greatwinecapitals.com

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