La France saura-t-elle profiter de la tendance favorable à la consommation du vin dans le monde ?

## Enfoncé le pays de Rabelais !

L’an passé (2013) les Etats-Unis ont consommé 29.1 millions d’hectolitres de vin* alors que la France s’est contentée d’un petit 28 millions…

Ridiculisé par l’Oncle Sam, Saint-Jean-des-Entonneurs ? Pas encore. Par tête d’habitant le français tient toujours la corde avec 45 litres par an contre 9 litres pour l’américain.

La question que posent les chiffres ne se résume pas à une simple compétition d’ivrognes. Il s’agit de savoir si les vins français sauront profiter, là et ailleurs, de la tendance favorable à la consommation du vin dans le monde.

Pour y arriver, rien ne sert de pleurnicher sur le taux de l’euro, pas plus que sur le niveau élevé des charges salariales. Il faut faire preuve de volonté et d’imagination. En dehors des grands crus et du champagne, nous possédons d’excellents terroirs et climats, un matériel végétal incomparablement varié permettant de produire une palette inégalée de saveurs. Nous avons aussi les hommes de savoir et d’expérience pour élaborer le style de vins qui peuvent plaire au plus grand nombre et surtout à ceux qui sont encore néophytes ou simplement des buveurs occasionnels. C’est dans cette catégorie de consommateurs que se trouvent les parts de marché à conquérir.

Pour réussir il suffirait que nous nous résignions à descendre de ce piédestal d’où nous regardons le monde avec, avouons-le, une certaine supériorité.

Cette suggestion ne s’adresse pas qu’à nos producteurs mais aussi bien aux législateurs et régulateurs de toutes sortes qui s’ingénient à compliquer ce qui devrait tomber sous le sens, le bon sens : il faut assouplir notre pensée et notre réglementation. Pour faire bien, il faut faire simple.

Considérons enfin que nous ne sommes pas seuls au monde et que pour les séduire, nous devons offrir aux autres simplement ce dont ils ont envie.

* Source : O.I.V.

 
Post by admin

Comments are closed.