Le \ »consommateur\ » ne souhaite pas être éduqué au vin.

Sous la plume d’Anne Haller (FranceAgri-Mer) je lis : « les consommateurs veulent bien boire du vin français mais pour eux ce doit être un service facile, ils ne souhaitent pas faire d’effort, être éduqués.»

Je suppose que les mêmes doivent dire la même chose à propos de la musique, la peinture et pourquoi pas aussi bien la lecture à en juger par le succès grandissant de la BD. Mais Anne Heller ne dit rien là-dessus car elle s’en tient à son étude et elle a bien raison, le monde est déjà bien assez compliqué comme cela.

En fait, beaucoup plus compliqué, il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment au Parlement européen : un délicieux organisme répondant au nom prometteur d’EUROCARE demande purement et simplement que les emballages des boissons alcoolisées portent des avertissements relatifs à la santé.

Assurément Eurocare n’a pas encore pris connaissance de l’excellente étude d’Anne Haller sinon ses membres économiseraient le temps et l’ énergie qu’ils dépensent pour avertir tous ces braves gens dénommés « les consommateurs » que, par exemple, les polyphénols du vin sont de souverains anti-oxydants et préservent des accidents vasculaires. Car je ne crois pas me tromper en assumant que c’est bien là le genre d’avertissement qu’Eurocare souhaiterait diffuser largement dans le public.

Dame, si on veut rendre service aux consommateurs, autant leur dire ce qui est bon pour eux.

Et même, admettons que pour une fois j’ai mal décrypté le message, ça n’aurait finalement aucune importance puisque, de toute façon, « les consommateurs » eux, n’en ont rien à foutre.

C’est Anne Haller qui le dit.

J’ajouterais : surtout ceux qui déboursent 150 euros et plus pour tremper leurs lèvres dans la dive bouteille.

 
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