Le progrès passe aussi par le vin

Depuis qu’il existe, le vin a revêtu différentes casquettes: selon Hippocrate c’est un médicament, puis un euphorisant pour Napoléon, ainsi qu’un aliment pour Zola et enfin un protecteur cardio-vasculaire pour les épidémiologistes. De nombreuses recherches médicales récentes ont tenté de connaitre les réels effets du vin sur la santé. Certains sont convaincus de ses vertus: l’OMC par exemple conseille de boire au moins deux unités de vin par jour pour les femmes et 3 pour les hommes. D’autres pensent que le vin est néfaste, voire même cancérigène dès le premier verre, selon Dominique Maraninchi, président de l’Institut National du Cancer.

Bien évidemment il a toujours été question de consommation raisonnée pour les défenseurs. Récemment, dans Decanter, une étude conduite par des scientifiques démontre l’impact du vin sur les malades atteints de sclérose en plaque.

La particularité de cette étude réside dans les habitudes de consommation des patients: ils boivent du vin, du café et mangent du poisson. Au cours de cette étude, des chercheurs en neurologie et psychologie ont comparé les symptômes des malades à leurs habitudes de consommation. Parmi les plus de 1400 personnes suivies durant cette recherche, certaines personnes ont consommé un verre de vin par jour. Dans 80% des cas, les symptômes d’inflammation dus à la maladie ont diminué. Apparemment ces personnes bénéficient d’un  »effet protecteur ». Ce sont les personnes atteintes de ce que l’on appelle rechute de la sclérose en plaque qui ressentent des symptômes moins violents. Les mêmes résultats ont été observés pour les personnes qui ont bu du café et mangé du poisson.

Cette étude confirme donc que l’une des vertus de l’alcool et donc du vin est de diminuer les inflammations permettant ainsi de diminuer les symptômes de la maladie dans certains cas. Cependant, les effets du vin ont montré des limites; il ne faut pas boire plus pour guérir. Les chercheurs ne comprennent pas encore les raisons de l’impact du vin.

En revanche, ne sachant pas d’où provient exactement ce soulagement pour les patients, les chercheurs n’incitent pas les personnes atteintes de la maladie à commencer à boire du vin. Il faut un suivi. C’est quand même une bonne avancée pour la médecine.

Cette démarche très sérieuse nous rappelle ce que le Dr Maury avait écrit avec plus de légèreté sur les bienfaits du vin, [Soignez vous par le vin du Docteur Maury : réédition de l’incroyable best seller des années 70](http://www.intothewine.fr/magazine/insolites/soignez-vous-par-le-vin-du-docteur-maury-reedition-de-l-incroyable-best-seller-des-annees-70  »lien article »)

 

déc 20, 2011

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