Olivier Dauga : Ou l’art d’être entier !

## Les chaussures, faut aimer ?… Et sur le verglas, elles ne doivent pas très bien tenir le pavé.

Dans le même temps, à part le verglas, on se demande qui pourrait mettre Dauga les quatre fers en l’air.
Du genre mastoc le consultant en vin natif de Libourne ! Avec son 1 mètre 92 et son quintal bien passé, il a fait dans le rugby, à Cognac, avec un petit numéro dans le dos…

### Du bourre-pif au pif tout court

Il n’a pas la carrière de son illustre homonyme du Stade Montois (Benoît Dauga) mais il a connu le haut niveau, à l’époque où les gifles et les bourre-pifs faisaient partie des règles. Toute une philosophie…

Sa carrière, il l’a fait dans le pif tout court. De famille vigneronne, il se forme au Château Sociando Mallet, à la Tour Carnet, Rolland de By ou encore à l’étranger, en Australie.

En 2000, il saute le pas pour se mettre à son compte (le faiseur de vin ®).
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Il ne colle pas forcément au paysage des grands châteaux bordelais, trop confortables, peu enclin à dîner en ville, petit foulard et mocassins à glands. Pas précieux Dauga ! On ne se refait pas, quand on a goûté aux bruits des crampons sur le bitume du vestiaire, à l’Elastoplaste ® en mode épilatoire et à l’odeur du camphre, difficile le ramasse miettes et rond de serviette…

Au fond, Dauga se plaît davantage à parcourir les vignobles en quête de rencontres terriennes, de challenge, de pari pas toujours politiquement correct. Il a un physique à la Depardieu mais ne donne pas des leçons comme Philippe Torreton. Dauga, faut aimer ?…

Ni gourou, ni star, il cherche à plaire pour ce qu’il est ; il n’a qu’une prétention, celle d’épauler des vignerons à comprendre leurs terroirs et leurs vins. Pour qu’ils leur ressemblent. C’est déjà beaucoup.
L’Ukraine, le Sud de la France, du Gers à la Provence en passant par le Narbonnais, et même par amitié il lui arrive de titiller du rhum en Martinique…

### Le  »French Doctor » du vin

Sans a priori ni principe, Dauga a trouvé une vie à sa (dé)mesure. Il aime les petites gens et prend plaisir à défendre les sans-grades. C’est son côté Steinbeck, son penchant french doctor du vin.

Avec un négociant (Benoit Ricaud-Dussarget), un tonnelier (Jean-Christophe Varron) et un chef cuisinier (Jean-Pierre Xiradakis), il a créé le Prix Raisin qui récompense chaque année un jeune vigneron pour la qualité de son vin à moins de 5 euros. L’heureux élu bénéficie alors d’une aide précieuse (consulting, deux barriques neuves, de la distribution et la carte des tables de Xiradakis).

Le concept est simple et efficace ! Sans chichi, du Dauga en fait. L’an passé, ce fut Fréderic Borderie (vinsborderie.com) qui remporta la mise. Cette année, la sélection s’opère dans les Graves. Remise du prix au CIVB le 4 avril ! On devrait croiser un colosse avec de belles chaussures et, espérons à cette saison qu’il n’y ait pas de verglas.

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_Source photo : [Facebook d’Olivier Dauga](http://www.facebook.com/createurdevins?group_id=0  »facebook olivier dauga »)_

#### EZRA

 

mar 01, 2013

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