« que la culture du vin (…) soit valorisée, c’est indispensable.»

## Notre ministre de la Culture ( béni-soit-son-nom) a confié a une journaliste (Claudine Abitbol, Le Figaro Mardi 21/06/11) « …que la culture du vin, dans ce qu’elle a de nécessaire à la vie, de facteur de bonheur et de cohésion sociale, soit valorisée, c’est indispensable. »

Jusqu’à présent je n’ai entendu personne donner une interprétation littérale à un si sage propos auquel, personnellement, j’adhère avec ferveur et sans restriction. Ni même en prêtant une oreille attentive, aucun écho favorable émanant de notre profession.

En revanche j’en constate de multiples traductions particulières qui posent problème:

– certains en ont déduit qu’il devenait urgent de monter les prix de leur dernier né. A ce degré il est permis de s’interroger sur le sens exact du verbe valoriser.
– d’autres réclament que leur production soit entièrement subventionnée du moment qu’elle est reconnue nécessaire.
– une poignée (minuscule) demande sa titularisation dans la fonction publique ( La Poste) puisqu’on lui attribue une tâche de facteur.
– quelques uns exigent que la Sécu rembourse leur prescription (une bouteille par personne et repas (3) (à prendre avant, pendant et après) dispensatrice de bonheur.
– tous les syndicats élèvent les protestations les plus vigoureuses contre le pillage de leur fond de commerce : la cohésion sociale.

Devant une telle cacophonie, nul doute que notre ministre (béni-soit-son-nom) désavouera ses confidences au motif qu’elles ont été séparées de leur contexte. (classique).

Une question demeure : serions-nous tous devenus des malentendants ? Ou simplement des terrorisés ?

 
Post by admin

Comments are closed.