Récoltes : Moins de volume = vins plus chers = plus de plaisir ?

## Je lis, j’entends, j’écoute un peu partout l’inquiétude de nombreux viticulteurs touchés, parfois gravement, par une récolte déficitaire en volume.

La profession a déjà dû faire face à semblables situations. Elle s’en est généralement sortie par la hausse des prix. Devant la rareté de l’offre, les prix montent compensant ainsi une partie de la perte en volume.

Des voix avisées qui se voudraient sages, commencent déjà à pousser des cris d’orfraies en agitant le spectre de la flambée des cours et annoncent la mort de la poule-aux-œufs-d’or.

Qu’ils se rassurent : quand une marchandise se raréfie, il est récurrent autant que légitime que les prix montent. Mais pour les esprits chagrins qui refuseraient d’être convaincus que le feu n’est pas près d’atteindre la maison, je tiens à leur disposition une excellente information.

Gil Morrot, un spécialiste français des neurosciences cognitives (1), a consacré l’essentiel de ses travaux à nos « illusions perceptives ». Parmi celles-ci figure le plaisir que nous procure un vin. Ce plaisir augmente avec le prix du vin ! Oui, vous avez bien lu : plus le vin est cher, plus le dégustateur le trouve bon…L’expérience a été conduite avec le même vin présenté sous deux étiquettes de prix différent. (2).

Entre nous, je crois que quelques grands crus l’avaient déjà fort bien compris tout seuls.

(1) C.N.R.S. Montpellier
(2) Cf expériences du Professeur H. Plassmann (Allemagne)

_Photo : [Will Corder Photography](http://willcorderphotography.com  »will-corder »)_

 
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