Si le monde du vin doit devenir aussi monotone, eh bien qu’il devienne au moins… mono-prix !

## Je vous écris d’Italie, Chers Amis Viticulteurs.

Des Marches à la Méditerranée les oeuvres d’immenses artistes nous disent l’ineffable et, probablement, justifient l’humanité.

Ces messagers célestes nous apprennent la transcendance au travers de leurs riches palettes en inventant ce bien précieux, la diversité. Dans leur sillage, sur ce chemin de lumière s’engouffrent toutes les disciplines et, bien sûr, l’agriculture, la viticulture, le vin.

Une mauvaise surprise m’attendait, hélas, lors de cette nouvelle visite à travers un pays riche en terroirs originaux et vignerons passionnés. Cédant à la mode, les cartes des restaurants s’encombrent en vins de cépages, exotiques dans ces régions, comme le chardonnay, riesling et autres Pinot noir, cabernet, merlot et même petit-verdot !
Au détriment, évidemment, des appellations contrôlées locales puisque ces vins de cépages étrangers ne peuvent être vendus que comme vins de table.

Il n’y a pas de meilleure méthode pour détruire la notion de terroir surtout quand ces vins de cépages sont présentés comme la quintessence de ce qu’un producteur peut offrir et ce à des prix vingt à quarante pour cent supérieurs à ceux des AOC !

La leçon léguée par les génies de la Renaissance , cette richesse infinie et complexe née de la profusion des couleurs, se trouve anéantie sous le coup de tant de monochromie.

Si le monde du vin doit devenir aussi désespérément monotone, eh bien qu’il devienne au moins… monoprix !

 
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