Supelec-Oenologie: quand le vin s’invite dans les Grandes Ecoles…

## Dans toutes les grandes écoles on retrouve aujourd’hui des associations d’oenologie. Découverte, convivialité, partage, perfectionnement… Ces associations sont, pour certains étudiants, le premier pas dans le monde du vin et de l’oenologie.

L’association Supelec-Œnologie, après une année 2009-2010 un peu morne, s’est réveillée cette année grâce à une petite équipe dynamique et surtout grâce à un président, Christophe Desbrière, motivé pour faire bouger cette association.

Supelec-Œnologie c’est 150 membres cotisants mais seulement 3 membres actifs : un président, un trésorier et un responsable matériel. Autant dire que Christophe Desbrière n’a pas chômé cette année puisqu’il à organisé une quinzaine d’événements autour du vin.

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Déjà intéressé par le vin en arrivant à Supelec, c’est en cherchant une association pour s’investir à fond qu’à la fin de sa première année, il est devenu président de Supelec-Œnologie. « Je connaissais le président et je me suis dit que si personne n’était intéressé pour être président l’an prochain, pourquoi pas moi… ». Un bon choix au regard de tout ce qu’a accompli l’association cette année.

Pourquoi le vin ? On peut se poser la question devant la foule d’associations qui attendent les étudiants à leur arrivée en école. « Le vin est quelque chose qui m’a toujours impressionné et mon grand-père et mon père sont des bons amateurs de vin », explique Christophe Desbrière.

Cette association est donc une réelle occasion, une fois dans l’école, de s’intéresser de manière ludique au vin. « Peu d’étudiants s’y connaissent mais beaucoup s’y intéressent », souligne Christophe Desbrière et les 150 cotisants montre bien cet intérêt. « A part le BDE (Bureau des Elèves), nous sommes la seule association de Supelec à faire cotiser », ajoute-t-il. Et les étudiants sont au rendez-vous.

**Le principe est simple.**

Au début de l’année, l’association communique sur l’opportunité de cotiser : pour 20 euros, 6 verres INAO sont fournis à chaque étudiant ainsi que l’opportunité d’être tenu au courant de chaque événement par mail. « Normalement, les événements sont réservés aux cotisants, mais si d’autres personnes sont intéressées dans l’école, il n’y a aucun souci. »

Le premier événement de l’année est un cours d’initiation à l’œnologie avec Odile Pontillo, productrice et œnologue. Ce cours est l’occasion d’introduire les basiques sur le vin. Puis, tout au long de l’année, les dégustations s’enchaînent. Chaque étudiant arrive donc aux dégustations dans la salle de réception de Supélec avec sa boîte de verres INAO sous le bras, prêts à déguster les 6 ou 7 vins prévus. L’association n’est pas à plaindre au niveau des intervenants : [Château d’Issan](http://www.intothewine.fr/producteur/fiche/france_bordeaux_le-medoc_margaux/chateau-d-issan  »Issan »), Château Brane Cantenac, Château Lafite-Rotschild, Château La Tour Blanche ou encore Château Gazin.

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Cela fait beaucoup de vins de Bordeaux comme vous l’aurez remarqué ! « Ce sont majoritairement des domaines de Bordeaux, je n’ai pas réussi à diversifier autant que je l’aurais voulu. Nous avons quand même reçu le Domaine Paul Blanck d’Alsace et une dégustation du BIVB (Bureau Interprofessionel des Vins de Bourgogne), mais aucun domaine de la Loire ou de la Vallée du Rhône dont je suis pourtant originaire. », ajoute le président.

A ces dégustations s’ajoutent quelques cours d’œnologie à thème, toujours avec la même œnologue. Par exemple, les étudiants ont pu découvrir cette année « Le gamay dans tous ses états ». Six vins différents à base de gamay étaient proposés : un vin du Beaujolais, un vin de Loire… Le tout était animé par l’œnologue qui ne manquait pas de créer le débat. « Il y a énormément d’échanges pendant les dégustations, ce qui est très enrichissant. », témoigne Christophe Desbrière.

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**Beaucoup de projets sont aussi en lancement**.

Le 24 mai prochain, Supelec-Œnologie organise une dégustation Vins & Fromages. Christophe Desbrière a aussi d’autres projets qu’il a bien avancés mais qui devront se faire sans lui l’an prochain, faute de temps et de membres actifs dans l’association. L’an prochain, l’association devrait donc proposer un week-end en Champagne (pour l’instant sans doute chez Laurent Perrier ou Bollinger, rien que ça !) et peut-être aussi un week-end en Bourgogne (proposé par le BIVB). Elire l’an prochain un « vin de promotion » est un autre projet qui se dessine.

Pour finir, quand on demande à Christophe Desbrière ses vins préférés il pense d’abord à toutes les
prestigieuses dégustations de cette année et parle du Pichon-Longueville 2000, aux vins du Château Palmer…

Puis il se raisonne et revient à des budgets plus « étudiants ». Dans une gamme de prix entre 8 et 17 euros, il conseillerait alors un Domaine Cheze Cuvée Sixtus ou un Muscat d’Alsace du Domaine Paul Blanck qui lui ont laissé un très bon souvenir. Pour les vins de Bordeaux, ce serait plutôt un Château Coufran 2000. Enfin, pour la Corse, pourquoi pas un Clos Signadore rouge 2006.

 

mai 13, 2011

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