Australie : retour vers le terroir... en toute normalité !

Cela fait deux ans que vous supportez mes humeurs hebdomadaires avec un stoïcisme qui inspire le respect. En tout cas le mien.

En ce jour anniversaire de mon premier billet, rien à l’horizon de notre planète n’incite à un véritable optimisme. C’est le cœur lourd qu’en dépit du degré de normalité extrême où nous ont conduit deux mois de présidence normale, une dette prospérant normalement qui nous qualifie pleinement pour rejoindre le club des joyeux pays en récession, une action diplomatique discrètement normalisée nous autorisant à secourir normalement les Syriens en difficulté par l’envoi de bandes Velpeau et quelques flacons de teinture d’iode, je ne vois strictement aucune bonne nouvelle à vous annoncer.

Ah, je suis injuste : fier de notre prestige international normalement restauré, notre gouvernement poursuit normalement la tâche à lui confiée par un président très normalement vacancier au camping de Brégançon, c’est à dire renvoyer chez eux les Roms, décourager définitivement Unilever d’investir en France (peut-être son président a-t-il une goutte de sang Rom ?) et pourquoi pas, décourager également l’immigration de toutes les folles entreprises qui auraient pu songer à s’établir chez nous.

Pendant que des millions de chômeurs potentiels ou déjà recensés, s’inquiètent de savoir à quoi le tonitruant M. Montebourg (subitement silencieux) consacre ses journées, confiants qu’ils sont, les pauvres, en son génie redresseur de courbes obstinément fléchissantes, je me dois de soulager votre angoisse en partageant avec vous, chers et fidèles amis lecteurs, la petite pépite étincelante que j’aperçois brillant d’un éclat encore timide mais cependant très vif aux antipodes jusque dans les plus illustres vignobles australiens.

Oui, les champions de la potion magique standardisée et quasi industrialisée, se découvrent un avenir dans l’exploitation de quelque chose qui ressemble furieusement à cet intraduisible élément que nous appelons le… terroir… (cf F.T. Week-End daté 18/19 août 2012).

Dans ce domaine nous capitalisons six siècles d’expérience (Gaston Phoebus). Une fois n’est pas coutume, dans la course au succès nous partons favoris. Normalement.

Quand je vous disais que la normalité paie !

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Jeff Rowley

le 24/08/12 à 11:44

L'oeuf de Christophe Colomb ou comment les kangourous découvrent l'importance du terroir !
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