Un bœuf qui boit du vin : secret d’une viande de qualité

Après le bœuf de Kobé nourri à la bière et massé au saké, le bœuf de France, lui, s'adapte à son terroir, et s'abreuve de vin !

Aujourd'hui bien connu de tous, le boeuf de Kobé est un privilégié. Son mode de vie n'a rien à envier à personne : nourri à la bière, massé au saké et élevé à la musique classique, un train de vie des plus confortable qui s'est avéré être très bénéfique.

De cette expérience est né un constat : la qualité de la viande dépend du bien-être de la bête lors de son élevage. Un animal heureux donne de la meilleure viande.

Les éleveurs ont également vite compris les vertus de l'alcool sur la viande. Il agit sur les tissus musculaires de la bête et la rend extrêmement tendre et fondante.

1 litre et demi de vin par jour conseillé

Face à ce succès, c’est en Hérault que des agriculteurs vont tenter d’élever leurs bovins à la façon nippone avec des vins du Languedoc.

Après avoir eu connaissance de 2 expériences favorables en Espagne et au Canada grâce à cette méthode, Jean-Charles Tastavy, président de l’association « Honneur du vin » lance l’opération « Vinbovin ».

L’expérience est testée sur deux bovins de race angus et un taureau camarguais.

Les règles sont strictes : "Pour chaque animal, l'alcool ingéré doit représenter l'équivalent de la consommation recommandée par les autorités de santé pour un homme, à savoir deux ou trois verres de vin par jour. Pour un bovin, cela fait 1 litre à 1 litre et demi", explique Jean-Charles Tastavy.

Lors de cet élevage, les bovins ont été nourris au vin de Saint-Geniès des Mourgues.

Une viande de luxe

Seul bémol : la valeur journalière de leur repas est multiplié par trois pendant leur élevage au vin, de 5 à 15 euros, ce qui fait leur viande à 100 euros le kilo pour les parties les plus nobles, un véritable luxe !

Et ce n’est pas Laurent Pourcel, chef étoilé au Michelin qui dira le contraire. Mais selon lui, les éleveurs ont intérêt à produire cette viande "à la texture très spéciale, belle, persillée, fondante qui caramélise à la cuisson".

Le cuisinier, conquis par cette nouvelle méthode d’élevage, opération unique en France, a déjà convaincu plusieurs de ses confrères lors d’une présentation dans son restaurant Le Jardin des Sens.
"Toutes les grandes tables parisiennes vont prendre" présage-t-il.

La marque, qui a rencontré un vif succès lors du congrès FNSEA le mercredi 28 mars, a été déposée par les syndicats agricoles de l’Hérault (FDSEA, Jeunes agriculteurs) mais aussi par la fédération des caves coopératives, les Vignerons indépendants et le syndicat des éleveurs.

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