Souvenirs profonds des Graves au Château de Rouillac.

Il y a des noms de propriétés qui restent en tête car ils évoquent de vieux souvenirs.

Des souvenirs liés au vin, à un millésime en particulier, ou encore à une bâtisse et à ses vignes qui l’entourent.

Excellent terrain de jeu et d’aventures en tout genre les vignes du Château de Rouillac aux portes de Bordeaux font parties de ces souvenirs d’enfance auxquels on ne pense plus mais qui remontent à la surface lorsque des années plus tard, un peu par hasard, on retourne sur ces lieux.

Souvenirs rouillés…

Il y a toujours un peu d’appréhension à revenir sur les lieux qui ont marqués son enfance. De la nostalgie et parfois un sentiment de déception quand l’endroit a changé.

En 15 ans, Rouillac a changé mais colle toujours à l’image qu’en avait le petit garçon que j’étais. La chartreuse, les écuries, le jardin, la foret en contrebas et les vignes autour de la propriété… Tout y est ! Une seule chose change, ce n’est plus Mr Pierre Sarthou dit « Pi » qui m’accueille mais le très dynamique et sympathique Laurent Cisnéros, le nouveau propriétaire du Château de Rouillac.

Les propriétaires passent mais le château reste.

Du Baron Hausmann à Laurent Cisnéros en passant par les Familles Sarthou et Lafragette, Rouillac est passé entre plusieurs mains et reste emprunté de chacune d’elles.

Un peu endormie depuis quelques années, la propriété se réveille sous l’impulsion de Laurent Cisnéros qui la rachète en 2009 et s’y installe début 2010.

De l’énergie, Laurent n’en manque pas ! Né à Bordeaux mais d’origine espagnol, Laurent Cisnéros marche à la gagne. Après un parcours de footballeur de haut niveau (il a joué avec Zidane à Cannes) et une carrière brillante d’entrepreneur à Angoulême (dans le service après vente de système de chauffage), Laurent revient sur les terres Bordelaises avec un nouveau challenge : trouver une propriété viticole, s’y installer avec sa famille et y faire du grand vin.

Un challenge car si Rouillac ne manquait pas d’atouts, de charmes et de potentiel, tout reste à faire pour placer cette propriété et ses vins au milieu des crus prestigieux de l’appellation Pessac-Léognan.

Remettre Rouillac en selle !

Laurent aime la compétition et les challenges. Aidé par deux grands premiers millésimes, 2009 et 2010, épaulé par sa femme Sophie et animé par la passion de sa fille pour l’équitation, il remet Rouillac en selle au propre comme au figuré.

Coté vin, il décide de changer l’étiquette pour marquer un renouveau. Plus moderne, on laisse tomber la chartreuse en fond pour la rose des vents, symbole omniprésent du domaine qui « l’aide à garder le bon cap ».

Il s’entoure d’une nouvelle équipe avec notamment Jean-Christophe Barron, à la vigne et aux chais, et Eric Boissenot comme œnologue conseil.

Les vins selon certains n’ont jamais été aussi bons, en blanc comme en rouge. On recherche ici la finesse, l'élégance et la meilleure expression de la qualité de ce terroir de graves.

C’est donc au grand galop que Rouillac se réinvente sous l’impulsion de Laurent Cisnéros et son équipe, rebaptisant son second vin en mémoire de son plus illustre propriétaire, le Baron de Rouillac, et créant une nouvelle marque empreinte de son autre passion : le Dada de Rouillac, un « vin de potes ».

« Le vin c'est son Dada » !


Car si coté vin on ne lésine pas avec les moyens pour faire dans la qualité, on ne rigole pas non plus avec les chevaux chez les Cisnéros.

Tous les propriétaires du Château de Rouillac ont pratiqué l’équitation. Le Baron Haussmann y avait fait construire des écuries. Laurent et l'une de ses filles (il en a trois, Mélanie, Ophélie et Eugénie) n’ont pas attendu une minute pour poursuivre l’aventure équestre du Château en l’élevant à un haut niveau tant sur la réhabilitation des écuries qu’au niveau sportif, participant à de nombreux concours hippiques.

Des chevaux de compétition mais pas que… Titan véritable mascotte de la propriété n’est pas là pour sauter des obstacles (il n’y arriverait pas d’ailleurs, même dans ses rêves les plus fous) mais en bon cheval de trait il évolue dans les vignes pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Rouillac vit, bouge et trotte vers l’avenir.

La propriété ne reste pas figée dans la recherche de son temps perdu, mais utilise son histoire comme un atout, une force pour aller de l’avant.

Si vous avez comme image du Château Bordelais, une propriété fermée, inhabitée, austère, et sans visage, allez visiter le Château de Rouillac, vous reviendrez à coup sûr sur vos positions !

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