12 photos
Producteur

Château Haut Bages Libéral

France, Bordeaux
Appellation : Pauillac
Adresse

Château Haut Bages Libéral

Chemin des Balogues
PAUILLAC

Tél. : +33 (0)5 57 88 76 65
Fax : +33 (0)5 57 88 98 33
www.hautbagesliberal.com
Contacter

Le mot du producteur

Claire Villars Lurton
Bienvenue sur l'espace du Château Haut-Bages Libéral
Qui croirait que cette femme est à la tête de quatre châteaux prestigieux du Médoc ? Elle-même n'y aurait pas cru... Née d'une famille de vignerons, elle ne se destinait pourtant pas à la gestion d'une propriété viticole. En 1992, Claire VILLARS préparait un doctorat de physique-chimie appliqué à l'archéologie à Paris. Le décès accidentel de ses parents interrompit sa vie étudiante. Elle rentra à Bordeaux où elle se plongea dans le monde vitivinicole en reprenant la gestion des propriétés familiales. Tout en menant de front la gestion des domaines, elle étudiant la viticulture et l'oenologie à la faculté d'oenologie de Bordeaux. Elle eut également la chance d'être formée par son grand-père, Jacques MERLAUT. Ainsi à 25 ans, elle prit en main la gestion de FERRIERE, HAUT-BAGES LIBERAL, et LA GURGUE. En 1993, elle rencontra Gonzague LURTON, propriétaire du Château DURFORT VIVENS (2ème cru classé de Margaux) et l'épousa en 1994. Entre 2000 et 2001, elle entreprit une importante reconstruction des chais et du cuvier de Château FERRIERE et de Château HAUT-BAGES LIBERAL. En parallèle, un gros travail fut mis en place pour mettre en valeur le terroir, tout en s'orientant vers une viticulture raisonnée et ceci afin d'atteindre la plus haute qualité possible. Fin 2006, elle acheta avec son mari une petite propriété sur Saint-Estèphe dotée d'un très beau terroir : Château DOMEYNE. Dans cette nouvelle optique de qualité à tous les niveaux, Claire est déterminée à poursuivre le challenge de se consacrer à la renaissance du prestige de ses propriétés et de marquer leur identité à travers l'expression de leur terroir respectif.

Présentation

HISTORIQUE

Le nom de Château Haut-Bages Libéral a deux racines. La famille LIBERAL régissait le domaine dès le début du XVIIIème siècle. Courtiers de père en fils, ils vendaient à l’époque, la majeure partie de la récolte aux Pays-Bas et à la Belgique. Leur nom accolé à la désignation topographique, leur a valu longtemps d’être conviés aux tables rondes des partis politiques du même nom à travers le monde.

Au fil du temps, ces fins connaisseurs ont réuni les meilleurs terroirs de Pauillac. C’est ainsi que ce cinquième Cru Classé en 1855 possède aujourd’hui la moitié de son vignoble accolé à celui de Château Latour et l’autre moitié derrière Château Pichon Baron, situé sur les hauteurs du lieu-dit « Bages », grand plateau au sud de Pauillac.

Ce superbe vignoble va retrouver sa jeunesse lorsqu’en 1960, la famille Cruse, alors propriétaire du Château Pontet-Canet, également cinquième Cru Classé à Pauillac, se porte acquéreur de la propriété. Les Cruse vont lancer un vaste programme de replantation des vignes. Il faudra cependant attendre l’arrivée de la famille Villars, en 1983, pour que le Château Haut-Bages Libéral retrouve réellement son lustre d’antan.

Aujourd’hui la propriété est dirigée par Claire Villars Lurton. Elle a entrepris une refonte totale de l’outil de vinification et a adopté une nouvelle approche de l’environnement.

LE VIGNOBLE :

Château Haut-Bages Libéral est un 5ème Cru Classé en 1855. Son vignoble s'étend sur 30 hectares dont la moitié est située autour de la propriété et accolée à Château Latour. L'autre partie du vignoble est sur le plateau de Bages, au sud de Pauillac.

Pauillac n'est pas une commune riche en Crus Classés par hasard. C'est ce terroir exceptionnel qu'offre si généreseument la nature qui permet l'élaboration de si beaux vins.
Selon Claire VILLARS, pas moins de 90% du travail est fait au vignoble. L'idée étant de faire exprimer l'excellence du terroir de Château Haut-Bages Libéral dans ses vins.
En se faisant elle a réussi le challenge de produire des vins généreux et à la fois puissants et élégants.

Dans sa gestion du vignoble, Claire villars Lurton oriente ses réflexions et ses pratiques vers une viticulture durable ety raisonnée. Depuis 2009, le domaine étend son expérimentation en agriculture biologique et biodynamique.

LE TERROIR :

Le terroir est la composante de 3 facteurs :

  • Le microclimat : le Médoc bénéficie d'un microclimat propice à la culture de la vigne car la présence de deux masses d'eau qui sont l'Océan Atlantique et la Garonne, régule les variations de températures et elles agissent comme des régulateurs thermiques naturels. Ceci a pour effet qu'on est en présence d'un climat tempéré sans fortes variations de températures.

  • La constitution du sol et du sous-sol : Les parcelles de la propriété sont situées sur 2 ensembles, l'un composé de graves profondes et l'autre d'argilo-calcaire et calcaire-crayeux. Ce type de sol donne au vin sa puissance et son caractère minéral. Une grande partie de ses bonnes terres de graves profondes dominent l'estuaire de la Gironde. Ces graves ont été charriées par le fleuve depuis les Pyrénées vers l'ère Quaternaire. Elle repose sur une roche mère calcaire. Cette porosité élevée du sol est un facteur favorable pour un drainage naturel.

En complément à la nature du sol, la topographie en creux et en bosses d'une partie du vignoble, joue également un rôle dans l'écoulement de l'eau. Les jalles séparant les croupes sont des ruisseaux de drainage qui évacuent l'excédent d'eau. Cela oblige ainsi les racines de la vigne à descendre profondément pour chercher l'eau. Ce terroir est très qualitatif car il limite la vigueur de la vigne et ne craint pas la sécheresse.

  • La contribution humaine : le choix du cépage, du clone, du porte-greffe ont été guidé par la nature du sol. Le vignoble est composé de 70% de cabernet sauvignon et de 30% de merlot. Le cabernet sauvignon "le cépage roi des grands vins du Médoc", nécessite une longue période de maturation et préfère les sols chauds composés de graves très drainants. Quant au merlot, c'est un cépage plus précoce qui souffre rapidement de la sécheresse. Il préfère les sols plus froids, contenant d'avantage d'argile (plus grande rétention d'eau).

Ce mot terroir, intraduisible, découle de l'héritage de plusieurs générations de viticulteurs qui ont pu observer pendant des années, les endroits où l'on obtenait les meilleurs raisins. Un grand vin est issu de vignes d'une certaine maturité et dont les racines sont profondément implantées dans le sol (minimum de 15 à 20 ans d'âge).
Ces dernière ont souvent été plantées par nos parents ou nos grands-parents. Ce même vin s'apprécie après un minimum de 10 de vieillissement et jusqu'à 30 à 50 ans. Ainsi tout le travail artisanal que nous réalisons est issu d'une longue chaîne qui aboutit à un grand vin.