31 photos
Producteur

Château Larteau

France, Bordeaux
Appellation : Bordeaux supérieur
Adresse

Château Larteau

Château Larteau
Arveyres

Tél. : 05 57 24 86 98
Contacter

Le mot du producteur

Famille Angliviel de La Beaumelle
Bienvenue sur la page du château Larteau
Venez découvrir le Château Larteau et partager vos impressions sur nos vins. Retrouvez notre actualité et la vie de la propriété au rythme des saisons. On faisait autrefois du vin le long des fleuves pour des commodités de transport réputés pour leur fraicheur.L'origine de Larteau remonte ainsi à 1776. Nous cherchons à démontrer que nous pouvons faire du bon vin en bordure de Dordogne à quelques pas de Saint Emilion. Nous travaillons la terre, la vigne, avec amour et des outils modernes et perfectionnés pour obtenir un vin élégant, droit, gourmand et fruité.

Présentation

Il serait vain de rechercher l’époque à laquelle on peut faire remonter les «origines» du Château Larteau. Il est certain que sa position privilégiée en bordure de la Dordogne a dû être remarquée et exploitée depuis bien longtemps.

L’aventure viticole de Larteau démarre donc à la fin du 18ème siècle.
La gestion de la propriété est alors assurée par François de Belcier, Chevalier, Seigneur du Crain, Baron d’Arès, dont la famille possédait vraisemblablement ces terres dès le 17ème siècle. Des travaux importants sont effectués sur les dépendances de la propriété dans les années 1770, l’origine du chai à barriques actuel semble remonter à 1776.

Sous l’impulsion d’une grande famille de négociants libournais, les Beylot, qui acquiert la propriété en 1778, le château va connaître des heures fastes, avec un sommet de notoriété dans les années 1900.
Première acquisition viticole de cette dynastie de négociants, ils la conserveront pendant près de deux siècles comme le symbole de leur empire.

En 1903, la propriété est transmise par succession à la famille Lacaze qui la conservera jusqu’en 1967, puis suivront deux autres familles.

Début 2007, Jean-Pierre Angliviel de La Beaumelle rachète la propriété et réalise ainsi sa passion pour le vin. Il est issu d’une famille de négociants bordelais, les Mestrezat, marchands suisses qui s’installèrent à Bordeaux au XIXe siècle et fondèrent la société éponyme en 1814.
Après plusieurs années aux Etats-Unis chez un négociant américain, il a dirigé à partir de 1970 et pendant 30 ans la société familiale, propriétaire à l’époque de plusieurs Crus Classés en 1855 (Châteaux de Rayne Vigneau et Grand Puy Ducasse) et Crus Bourgeois (Lamothe Bergeron, Marsac Séguineau, Blaignan...).

Il est membre de la Commanderie du Bontemps, du Médoc et des Graves, de Sauternes et Barsac.

Le Vignoble

Le domaine d’un seul tenant s’étend sur 16 hectares dont 12 cultivés en vigne, en bordure de Dordogne.
Ces 12 ha, dont la moyenne d’âge est de 20 ans, sont plantés exclusivement en merlot.
La densité de plantation est de 5500 pieds par hectare. Le terroir d’argiles sur graves profondes est idéal pour
révéler l’étoffe soyeuse et l’ampleur des grands merlots.
Les méthodes culturales sont classiques et soignées : travail mécanique des sols et enherbement, ainsi que tous les travaux en vert nécessaires à l’obtention de raisins parfaitement mûrs (ébourgeonnage, éclaircissage, effeuillage, vendanges vertes).

La Vinification

Les 12 ha sont vendangés à la machine pendant environ 3 jours. Un tri est ensuite effectué au cuvier grâce à une table de tri vibrante à soufflerie Mistral, ce qui permet de sélectionner et de préserver la qualité des raisins récoltés.
La gestion parcellaire, seule capable de restituer la vérité du terroir dans sa complexité, est prolongée au chai par la vinification séparée des 12 parcelles. Les 13 cuves en ciment thermorégulées, d’une contenance de 70 hl, et dont l’intérieur en epoxy a été refait en 2007, accueilleront chacune un lot.
Une macération préfermentaire à froid est parfois réalisée, suivie d’une fermentation alcoolique avec 2
à 3 légers remontages par jour. Enfin, une macération tout en douceur permet de préserver les arômes avec une cuvaison de 20 à 25 jours selon les lots. Les températures sont contrôlées durant la fermentation alcoolique et les macérations, afin d’optimiser la dégradation du sucre et d’enrichir le vin grâce à une parfaite extraction.

Les vins sont élevés en barriques de chêne français pendant 12 à 18 mois (suivant le millésime) entrecoupés
de soutirage tous les 4 mois, dans un chai climatisé qui contient environ 100 barriques, renouvelées par tiers chaque année. En fin d’élevage, commenceront les réunions de dégustation pour choisir l’assemblage définitif, ensuite le vin sera collé afin d’être prêt pour la mise en bouteilles effectuée avec une légère filtration.

La Renaissance

Le renouveau de Larteau coincïde avec l’arrivée en 2001 de l’oenologue-conseil François Despagne, propriétaire du Château Grand Corbin-Despagne à Saint-Emilion.

A l’époque des anciens propriétaires, il fait renouveler les plantations du vignoble, modifier le travail à la vigne et les méthodes de vinification.

A partir de 2007, toujours avec l’aide de François Despagne, Jean-Pierre Angliviel de La Beaumelle et ses enfants se sont attelés à redonner vie et prospérité à ce cru un peu oublié.

Le cuvier est entièrement refait à neuf : cuves bétons de petite dimension, installation de la thermorégulation, climatisation du chai à barriques et du chai à bouteilles. Le matériel technique est aussi renouvelé : pressoir
hydraulique vertical, table de tri vibrante à soufflerie et bennes vibrantes. Les méthodes culturales et de
vinification sont encore améliorées, de nouvelles parcelles sont replantées avec une forte densité pour
l’appellation (5800 pieds hectare).

Soucieux de préserver le terroir et l’environnement, un travail exigeant du sol (labours et enherbement entre les rangs…) est réalisé. Ce travail à la vigne est aujourd’hui renforcé par un équipement moderne digne d’un grand cru, afin de préserver l’intégrité des raisins et d’assurer la qualité et le contrôle optimum des vinifications.

Le Style Larteau

Château Larteau, 100% Merlot, a le style classique d’un bordeaux gourmand et fruité. La fraîcheur, la finesse et la pureté aromatique sont favorisés sans trop d’extraction ni de boisé.

Depuis le millésime 2005, les vins de Larteau ont subi une cure de qualité qui les rend plus attractifs.
Les lourds investissements du nouveau propriétaire, les conseils de l’oenologue François Despagne, une bonne mesure des rendements, un élevage soigné en barrique, une volonté affichée de respecter les acquis de la tradition, la nature du millésime et les éléments du terroir, donnent des vins purs et droits, aux tanins soyeux et aux arômes fruités. On est frappé par la structure en bouche, qui repose sur une trame serrée, et se poursuit par une longue persistance en finale.

A l’exception du millésime 2007, dont l’étoffe est plus souple, mais pas moins élégante, tous les derniers millésimes doivent être décantés en carafe, une heure avant de servir.

Découvrir Intothewine

Devenez contributeur sur Intothewine.com !Passionné de vin rouge ?
Incollable sur le bouchon en liège ?
Contactez-nous